L’école est-elle un ascenseur social ?


L’ambition de l’école est d’amener tous les élèves à acquérir une autonomie et des connaissances de base afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. L’égalité des chances. Mais cela est-il possible ? Sommes-nous tous égaux ? Chaque enfant a-t-il réellement toutes les chances entre ses mains ?

Date de publication : 20/11/15


Introduction

Le système scolaire que l’on connait aujourd’hui scolarise les filles, les garçons et les personnes porteuses d’un handicap (principe de l’inclusion scolaire)1. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans et ouverte à tous les enfants de la République française et ce, depuis 1975 (loi Haby).

L’école a été historiquement créée pour transmettre les savoirs à des enfants issus de catégories sociales élevées. Un fait important à citer lorsque l’on parle d’inégalités scolaires est le principe de massification. Ce terme désigne le fait que l’école s’est ensuite transformée en une école pour tous, dans le souci de permettre à chaque enfant vivant sur le sol français d’accéder à une éducation. La même éducation pour tout le monde et dispensée par l’Etat.

Ainsi se sont retrouvés ensembles des enfants issus de catégories socio-professionnelles très diverses et c’est ce qui, nous allons le voir, est déterminant dans les inégalités de réussite scolaire des élèves. L’école se donne pour mission d’amener tous les élèves à l’acquisition des compétences et connaissances de base en français et mathématiques. Ces deux disciplines fondamentales sont associées aux sciences, à la culture humaniste (histoire – géographie – instruction civique et morale – pratiques artistiques (Éducation musicale, arts visuels et histoire des arts)) ainsi qu’à l’éducation physique et sportive pour mener l’élève vers l’autonomie, la rigueur et la persévérance dans le travail, mais aussi pour pratiquer la curiosité intellectuelle c’est-à-dire être capable de se questionner sur le monde et avoir une certaine ouverture d’esprit pour le comprendre. Tout cela doit permettre effectivement à l’élève de devenir une personne épanouie, responsable et disposant des clés lui permettant de réaliser ses rêves. Depuis la massification de l’éducation (obligation de fréquentation, gratuité et ouverture à tous), l’école voit sa principale difficulté dans la grande diversité des élèves. L’ambition de l’école est par conséquent de tenir les objectifs cités plus haut tout en tenant compte de la diversité des élèves (principe d’inclusion des différences).

Mais cela est-il possible ? Sommes-nous tous égaux, ou certains seraient-ils plus égaux que les autres ? Chaque enfant a-t-il réellement toutes les chances entre ses mains ?

Le rôle et le rêve de l’école républicaine

Bien entendu tout le monde n’a pas la capacité de devenir trader ou cosmonaute. Le rôle de l’école est de faire en sorte que celui ou celle qui en a le plus les capacités puisse y arriver. Ainsi les meilleurs et les plus motivés peuvent faire des étincelles dans leur domaine. Le pays, et d’une certaine manière l’Humanité, a tout à y gagner. C’est la promesse de la démocratie « méritocratique »2.

En 2005, à Reims, le ministre de l’éducation nationale de l’époque disait ainsi3 « Pour beaucoup de jeunes, c’est devenu un slogan. Notre devoir est de leur démontrer que l’ascenseur social est encore une réalité ! L’Institution scolaire -du primaire à l’université- a la tâche de briser ce qui peut être vécu par certains comme une fatalité sociale. En fournissant les moyens intellectuels nécessaires à la réussite, en garantissant à chacun une formation et une insertion professionnelle, en refusant les discriminations, qu’elles soient raciales ou sociales : l’Ecole est fidèle à sa vocation républicaine ».

Le ministre savait quelle était la réalité : « Mais le constat est là : 15% d’élèves ont le plus grand mal à lire, écrire, compter ; 150 000 d’entre eux sortent, chaque année, du système scolaire sans diplôme, ni qualification ; trois fois moins d’élèves d’origine modeste accède aux grandes écoles aujourd’hui qu’il y a dix ans. A plus de 80%, la trajectoire scolaire, professionnelle ou salariale des enfants issus de milieux ouvrier ou employé reste identique à celle de leurs parents3 ». Le ministre aurait-il raison ?

Remontons la vie de l’élève

La « réussite » scolaire d’un enfant va conditionner sa « réussite » professionnelle. Soyons clair, plus vous êtes diplômé(e), plus vous avez de chances de trouver un travail. Il y a aura bien entendu toujours des bac+5 au chômage. Mais si vous n’êtes pas diplômé(e) vous avez 17% de risques d’être sans emploi, contre 6% si vous avez un diplôme bling-bling.4


Plus on est diplômé moins a le malheur du chômage4

Ce constat étant fait, on peut imaginer qu’un diplôme est préférable pour trouver une situation. Surtout que la proportion de chômeurs ne cesse d’augmenter chez les non diplômés. Ils prennent de plein fouet la crise économique. En 2012 l’écart de proportion de chômeurs entre diplômés et non diplômés était de 11% alors qu’en 1982 il était de 3%. En d’autres termes, en tant que non diplômé on a 3 fois plus de risque de se retrouver au chômage en 2012 qu’en 1982 !4

Nous pouvons ainsi remonter l’histoire des diplômés. Que faut-il faire pour être diplômé ? Il en ressort que les plus diplômés (bac+5 et plus) sont majoritairement issus de classes sociales élevées. Ainsi, 87% des enfants de cadres ont un bac et 41% ont un bac+5, alors que seulement 40% des enfants d’ouvriers non qualifiés ont un bac et 4%, oui 4%, ont un bac +5. Les enfants de cadres ont donc 10 fois plus de chances d’avoir un bac+5 que les enfants d’ouvriers. De manière très linéaire, plus les parents sont issus d’une classe sociale « élevée », plus les enfants sont diplômés. C’est là la première inégalité que l’on peut relever : l’origine sociale de l’élève. A l’exception des enfants d’enseignants et nous y reviendront plus tard.5,6


En 2013, 9% des enfants d’employés ont un diplôme bac+5 contre 41% pour les enfants de cadres 5,6.

Remontons encore l’histoire de nos diplômés. Il est établi que le type de bac et le niveau avec lequel on a obtenu le bac conditionne la future réussite dans les études supérieures6. Ainsi un bachelier scientifique (Bac S) connaîtra un échec de 6% en études supérieures, contre 28% pour celui qui est issu des séries technologiques et 55% pour celui issu des bacs pros. Au final, 40% des bacheliers S arrivent à un diplôme de niveau bac+5, contre seulement 10% des bacheliers technologiques et 1% des bacheliers professionnels. Les chiffres sont donc très cruels ! Ceci s’explique par le fait que les bacs technologiques et professionnels ne sont pas prévus pour continuer des études longues. Pourquoi l’école ne permet-elle donc pas à gommer les inégalités pour qu’un enfant issu d’une catégorie socio-professionnelle « défavorisée » parvienne à faire son chemin vers les hautes études, en passant par les bacs généraux). On peut alors se pencher sur les raisons qui amèenent au bacs S.

Il est donc important de regarder qui accède aux bac S, techno et pro. Et devinez quoi, les enfants de cadres sont surreprésentés en filière S. Il y a 10 fois plus d’enfants de cadres en Bac S que d’enfants d’ouvriers non qualifiés. Alors que les cadres, artisans et autres professions intellectuelles ne sont grosso modo que seulement 3 fois plus que les ouvriers non qualifiés7.


L’accès au bac S est plus important pour les enfants de classe sociale élevée. Le bac S étant le bac qui donne le plus de chance de réussite pour la poursuite des études

Il convient donc de comprendre pourquoi des enfants ont accès ou non au bac S. Car pour cela il faut avoir le « niveau ». La réussite scolaire dans le primaire et le secondaire conditionne l’accès au type de bac, puis la réussite au bac. Or, une partie importante des inégalités scolaires se joue déjà avant le bac et donc avant la terminale et la première.6

Continuons donc notre remontée pour arriver jusqu’au collège, en 6ème. Et devinez-quoi ? Les meilleurs élèves sont là encore issus des classes sociales les plus élevées. Pour décortiquer les chiffres, on parle de quartiles : sur une classe de 32, les 8 premiers élèves avec les 8 meilleures « notes » constituent le premier quartile et les 8 derniers avec les 8 plus mauvaises notes constituent le dernier quartile. En 6ème, 47% des enfants dont les parents sont des cadres ou qui ont une profession « intellectuelle », sont les « meilleurs » de la classe (se situent dans le premier quartile). Seulement 7% des enfants de cette classe sociale fait partie des élèves les plus « mauvais » (le dernier quartile). A l’inverse, 41% des enfants d’ouvriers sont parmi les plus « mauvais » et seulement 13% parmi les « meilleurs ». Les résultats des enfants sont là encore inégalement répartis suivant leur origine sociale. Les « meilleurs » enfants sont ceux de cadres, les plus « mauvais » sont ceux d’ouvriers.


En 6ème, 47% des enfants dont les parents sont des cadres ou qui ont une profession « intellectuelle », sont les « meilleurs » de la classe. Alors que seulement 13% des enfants d’ouvriers sont parmi les meilleurs.

Il ressort très clairement que les « meilleurs » élèves sont issus des classes sociales les plus favorisées. Le type de métier et la chance de travailler dépend du niveau de diplôme, qui lui-même dépend du type de bac, qui lui-même dépend des résultats du secondaire et du primaire. Le tout étant conditionné par la classe sociale. Tout semble déjà écrit.

Aggravement ou fatalité ?

Depuis les années 50 on arrive à suivre relativement bien le « niveau » des élèves en fonction de leur milieu social. Notes, examens ou tests standardisés sont utilisés. En 1963, les maîtres de classe de CM2 estimaient que 55% des enfants de cadres étaient « bons » ou « excellents ». Pour les enfants d’ouvriers, cette estimation était de 28%. Si l’on ne peut pas comparer ces estimations avec les données actuelles, on constate que les inégalités existaient déjà à l’époque2. Il y a encore 10 ans ont pensait l’établissement de ces inégalité inéluctables. Cependant, ces dernières semblent (très) lentement se dissiper7.

L’origine sociale comme facteur déterminant2

Mais pourquoi un enfant d’ouvrier est plus en difficulté qu’un enfant de cadre ? On sait que les résultats scolaires dépendent notamment d’aptitudes mentales (comme le QI si l’on veut faire un très gros raccourci). Or les études qui testent les aptitudes mentales des enfants, sans rapport avec du scolaire pur, montrent que les enfants d’ouvriers ont des capacités intellectuelles inférieures à celles des enfants de cadres. Alors, c’est génétique ?

Des tests sur des enfants ayant changé de milieu social ont été effectués11,12.

Les auteurs ont étudié 32 enfants d’origine ouvrière qui ont été adoptés par des cadres. Ils ont comparé un peu plus tard leurs niveaux intellectuels et scolaires à ceux des parents (naturels et adoptifs) et aux niveaux moyens des classes sociales (ouvrières et de cadres). Mais les auteurs ont aussi comparé le niveau de ces enfants adoptés à ceux de leurs frères et sœurs non adoptés. Le résultat est sans appel. Les enfants adoptés ont le niveau qui correspond à leur classe sociale d’adoption, c’est à dire celui attendu pour les enfants de cadres. Quant à leurs frangins et frangines restés dans la classe ouvrière, ils ont le niveau attendu pour les personnes de cette classe sociale.


Les frères et sœurs adoptés par des cadres ont au final un « niveau » supérieur, correspondant à la classe sociale dans laquelle ils ont été élevés. Leurs frères et sœurs non adoptés sont de « niveau inférieur », un niveau correspondant à leur classe sociale.

Les enfants adoptés par des cadres ont au final un « niveau » supérieur, correspondant à la classe sociale dans laquelle ils ont été élevés. Leurs frères et sœurs non adoptés sont de « niveau inférieur », un niveau correspondant à leur classe sociale

On est loin du cliché des enfants échangés dans le film « la vie est un long fleuve tranquille ». Film dans lequel les enfants adoptés ont le comportement des enfants de leur milieu d’origine. C’est le milieu dans lequel grandit l’enfant qui détermine ses aptitudes et sa réussite scolaire, choses déterminantes pour la suite de ses études ! Les étudiants de milieux moins favorisés choisiraient aussi des filières moins sélectives, qui à terme ne permettent pas « l’ascension sociale ».  

En quoi le milieu social a-t-il autant d’influence ?2

Alors en quoi le milieu social est-il important ? Le fait d’être dans une école avec plus de moyens ou avec des parents avec plus de moyens ?

Des études américaines ont montré qu’il y a de plus grandes différences de résultats entre les individus au sein d’une école que de différences entre les écoles. Autrement dit, ce ne sont pas les caractéristiques des écoles qui forgent les différences de niveau. Les ressources, équipements, ou encore le génie des professeurs ne sont pas responsables.

C’est la famille qui semble le point de départ des inégalités. Tout naturellement, on peut penser qu’une famille aisée peut offrir à son enfant des cours et des activités qui lui permettront de mieux réussir. Que-nenni. Si un cadre gagne généralement mieux qu’un ouvrier qualifié, on a parfois des situations inverses. Une étude a montré que des élèves de CM2 avaient des résultats indépendants des revenus de leurs parents. Seules les catégories sociales des parents étaient influentes, et non leur compte en banque13.

Les élèves issus des milieux populaires auraient moins le goût de l’effort et de la compétition, avec une vision à court terme. Serge Boimare14 explique que la première source de difficulté pour l’élève qui doit entrer dans un apprentissage est « d’ordre instrumentale » et se révèle à trois niveaux :

  • l’inconstance psychomotrice (agitation, mouvements parasites, difficulté à se concentrer sur une tâche) qui souligne le fait que l’enfant n’a pas été habitué à réfléchir calmement sur quelque chose ;
  • un déficit de repères culturels (pour bien apprendre, l’enfant doit se sentir partie de la culture de l’école et comprendre ses codes, ce qu’on attend de lui) ;
  • et enfin une pauvreté des stratégies cognitives, marquée par un souci de mettre hors circuit la réflexion et la recherche.
Ainsi, l’éducation et la motivation initiée par les parents sont prévalentes pour mettre sur la bonne voie leurs enfants. Les enseignants peuvent aussi mieux préparer leurs enfants car il connaissent le système scolaire et ses attentes. Plus la pensée et la réflexion d’un enfant auront été sollicitées et stimulées par les parents (découverte d’images, récits, questions invitant l’enfant à s’exprimer, développement du vocabulaire), plus l’élève développera les chemins de pensée lui permettant d’entrer rapidement et efficacement dans les apprentissages. Pour les autres, le chemin sera plus long car le développement de ces stratégies cognitives accuse un retard qu’il faut rattraper à l’école. La loi pour la refondation de l’école expérimente les classes de toute petite section (enfants pris en charge dès 2 ans)  dans les REP (Refondation de l’Ecole Prioritaire). Leur rôle est d’apporter la stimulation et le développement des stratégies de travail aux élèves qui ne les reçoivent pas suffisamment au sein de leur foyer. Ensuite, au cours de la scolarité, le suivi général des parents est primordial : récitation des leçons, rencontre avec les enseignants. Enfin, les parents transmettent une culture générale, mais aussi la connaissance du système scolaire et de ses attentes. L’enfant peut ainsi apprendre à la maison des méthodes et chemins de pensées qui sont utilisés à l’école. Ecole que les parents ont bien connue grâce à leur parcours scolaire. La poursuite des études est ensuite là encore favorisée chez les classes aisées où les enfants sont plus incités à « continuer ».

Ainsi, les inégalités sociales impactent directement sur la réussite scolaire d’un élève, d’abord via la stimulation intellectuelle dont il bénéficie dans son foyer, mais aussi par la culture scolaire (ses attentes, son importance) qui lui est transmise.

Garçons, filles, immigrés

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les immigrés récents réussissent mieux que les enfants de leur classe sociale15,16. Les nouvelles communautés auraient un comportement « adhérant » au système (éducatif et national). Alors que les minorités « involontaires » (celles issus de l’esclavage ou de la colonisation), auraient une méfiance et un doute sur les capacités du système à favoriser une certaine ascension sociale.

Si l’école n’a été accessible aux filles qu’à partir de 1850 (loi Falloux), celles-ci se sont rattrapées. En effet, si l’on se réfère aux données issues de l’enquête PISA17, les filles réussissent dans les apprentissages autant que les garçons. Cependant, perdurent des inégalités : dans certaines filières, les filles sont sous-représentées. Cela peut s’expliquer par un phénomène « culturel », les filles n’étant pas attendues dans certains domaines (discrimination) ou ne s’y associent pas (refus d’aller vers certains domaines). Nul doute qu’un futur article est indispensable pour comprendre cela.

Conclusions

L’inégalité de réussite à l’école est plus liée au milieu socio-économique de l’enfant qu’à son talent inné. Ce constat est fondamentalement injuste, et surtout un frein au développement des sociétés. C’est pour cela que votre modeste serviteur a créé Curieux² Savoir, afin de contribuer à ce que tout un chacun puisse appréhender du mieux possible le monde qui nous entoure.

Michel Desmurget, dans son livre « TV Lobotomie »18, rapporte que le nombre de mots entendu et prononcé avant 3 ans est déterminant pour le développement des capacités linguistiques et cognitives de l’enfant. Et donc pour la poursuite des études. Si un enfant regarde la télé 4 heures par jour, il entendra 10 000 mots, contre 13 500 si ce n’est pas le cas. Voilà peut-être par quoi commence la stimulation intellectuelle.



Phosphoré par : Gontier Adrien, Leforgeais Candice

Mots clefs : école, social, catégorie, réussite, BAC, diplôme

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Références ▼

[1] Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapée (2005) http://www.gouvernement.fr/action/l-ecole-inclusive

[2] Forquin, J.-C. L’approche sociologique de la réussite et de l’échec scolaires: inégalités de réussite scolaire et appartenance sociale. Revue française de pédagogie, 52-75 (1982).

[3] Fillon, F. dans 2005 <http://www.education.gouv.fr/cid618/signature-de-la-charte-pour-l-egalite-des-chances-dans-l-acces-aux-formations-d-excellence.html

[4] Colectif. Le taux de chômage selon le diplôme, sur Observatoire des inégalités (2015) http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1585

[5] Lefebvre, O. Les parcours dans l’enseignement supérieur : devenir après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1995. Note d’information n°12.05 juin 2012. (2005).

[6] Lefebvre, O. in france portrait social   (ed 2012) (2012).

[7] INSEE. Catégories sociales, sur (2009) http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T10F037

[8] Deutsch, M. The role of social class in language development and cognition. American journal of Orthopsychiatry 35, 78 (1965).

[9] Duru-Bella, M. Les causes sociales des inégalités à l’école, sur Inegalites.fr (2004) http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=235

[10] Vallet, L.-A. & Selz, M. Évolution historique de l’inégalité des chances devant l’école: des méthodes et des résultats revisités. Éducation et formations 74, 65-74 (2007).

[11] Schiff, M. Enfants de travailleurs manuels adoptés par des cadres: effet d’un changement de catégorie sociale sur le cursus scolaire et les notes de QI. Vol. 93 (INED, 1981).

[12] Schiff, M. et al. Intellectual status of working-class children adopted early into upper-middle-class families. Science 200, 1503-1504 (1978).

[13] Clerc, P. La famille et l’orientation scolaire au niveau de la sixième. Enquête de juin 1963 dans l’agglomération parisienne. Population 19, 627-672 (1964).

[14] Boimare, S. L’enfant et la peur d’apprendre. (Dunod, 1999). https://books.google.fr/books?id=AEVctwAACAAJ

[15] Kanouté, F., Vatz Laaroussi, M., Rachédi, L. & Tchimou Doffouchi, M. Familles et réussite scolaire d’élèves immigrants du secondaire. Revue des sciences de l’éducation 34, 265-289 (2008).

[16] Zéroulou, Z. La réussite scolaire des enfants d’immigrés: l’apport d’une approche en termes de mobilisation. Revue française de sociologie, 447-470 (1988).

[17] OECD. Data, reports, manuals and questions from the worldwide assessment of 15-year-old student in reading, mathematics and science, sur oecd.org (2015) http://www.oecd.org/pisa/

[18] Desmurget, M. TV lobotomie: La vérité scientifique sur les effets de la télévision. (Max Milo Editions, 2011). https://books.google.fr/books?id=TI6r5_qTHnAC



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